Opéra

Iphigénie
en Tauride

Gluck

15 – 21 mar 2023

Ô malheureuse Iphigénie,
ta famille est anéantie !
Vous n'avez plus de rois ;
je n'ai plus de parents.
Mêlez vos cris plaintifs
à mes gémissements.

Iphigénie en Tauride

En 1774, Christoph Willibald Gluck se rend à Paris, à l’invitation de Marie-Antoinette. Le compositeur a déjà réformé l’opera seria, composant une musique qui suit le drame et son expression sans l’étouffer sous les ornementations inutiles. À Paris, Gluck va révolutionner la tragédie lyrique. Tournant la page de Lully et de Rameau, il va profondément redéfinir le style français. Iphigénie en Tauride est l’expression de cette révolution artistique.

Iphigénie n’a pas péri à Aulis. Elle n’a pas été sacrifiée par son père Agamemnon afin d’assurer des vents favorables à sa flotte en partance pour la Guerre de Troie. Diane, la déesse de la chasse, a eu pitié d’elle. Elle a remplacé in extremis la jeune fille par une biche, puis l’a menée en Tauride où elle a fait d’elle l’une de ses prêtresses. Là-bas, Iphigénie vit loin du monde et de sa famille - les Atrides - dont l’histoire a toujours été marquée par un cycle de violences incluant meurtres, parricides, fratricides et incestes. Un jour, elle voit resurgir un fantôme en la personne de son frère Oreste - assassin de sa mère, poursuivi par les déesses de la vengeance - qui échoue sur le rivage. Iphigénie va alors devoir faire face à son passé traumatisant.

Dès les premières notes, Gluck déclenche sur scène une tempête, dont les éléments déchaînés semblent tout droit sortis de l’âme d’Iphigénie. La suite ne lasse pas de nous emporter : Iphigénie en Tauride est une course contre la mort. Habitée par la musique de Gluck, la langue française acquiert une puissance lyrique stupéfiante. Au siècle suivant, elle stupéfiera la génération romantique - qui vouera au compositeur allemand une admiration sans faille - dont Berlioz : “Le jour où, après une anxieuse attente, il me fut enfin permis d’entendre Iphigénie en Tauride, je jurai, en sortant de l’Opéra, que malgré père, mère, oncles, tantes, grands-parents et amis, je serais musicien.”

Tragédie lyrique en quatre actes

Créé à l’Académie royale de musique à Paris, le 18 mai 1779


Nouvelle production

Opéra national de Lorraine

Coproduction

Stadttheater Bern


Livret

Nicolas-François Guillard

Musique

Christoph Willibald Gluck


Direction musicale

Alphonse Cemin

Orchestre de l’Opéra national de Lorraine

Chef de choeur

Guillaume Fauchère

Chœur de l’Opéra national de Lorraine

Assistanat à la direction musicale

William Le Sage


Mise en scène

Silvia Paoli

Décors

Lisetta Buccellato

Costumes

Alessio Rosati

Lumières

Fiammetta Baldiserri

Assistanat à la mise en scène

Tecla Gucci

Assistanat aux lumières

Oscar Frosio


Iphigénie

Julie Boulianne

Oreste

Julien Van Mellaerts

Pylade

Petr Nekoranec

Thoas

Pierre Doyen

Scythe, un ministre du sanctuaire

Halidou Nombre

Diane, Première Prêtresse

Lucie Peyramaure

Deuxième Prêtresse, une femme grecque

Grace Durham

Calendrier

  • Mer. 15 mars 2023
    20:00
    Opéra national de Lorraine
    Réserver
  • Ven. 17 mars 2023
    20:00
    Opéra national de Lorraine
    Réserver
  • Dim. 19 mars 2023
    15:00
    Opéra national de Lorraine
    Réserver
  • Mar. 21 mars 2023
    20:00
    Opéra national de Lorraine
    Réserver

Durée
2h20 avec entracte

Tarif
€ 5 - 75

Spectacle en français, surtitré
Tout public à partir de 11 ans

Introduction au spectacle
45 minutes avant le début du spectacle (gratuit, sur présentation du billet). Durée 20 minutes environ.

La représentation du 19 mars propose un atelier du dimanche. Pour plus d'informations, cliquez ici

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