Concert

La
Force
du
destin

Verdi – Sibelius – Dvořák

02 – 03 juin 2022

Notre vie est-elle livrée aux fruits du hasard, ou bien d’obscures puissances y tracent-elles en secret leur chemin vers une catastrophe finale que nos actions, à notre insu, préparent ? « Regardez les plis de cette étoffe. Pressez-les les uns contre les autres. Et maintenant, si vous traversez cette masse d’une épingle, si vous enlevez l’épingle (…), pensez-vous qu’un nigaud de campagne puisse croire que les innombrables trous qui se répètent de distance en distance résultent d’un seul coup d’épingle ? * ». Le Destin est en effet plus ou moins secrètement à l’œuvre dans ce programme fatidique ! Ouvertement dans La Force du destin de Verdi, et même tant que le nom de cet opéra porte malheur en Italie, et ne doit être prononcé dans les théâtres que par un détour : La Puissance du Sort ou Le Pouvoir de la Fatalité… La puissance dramatique de son ouverture, avec ses contrastes marqués et ses oppositions brutales de majeur et mineur, saisissent à la gorge avec une force irrépressible. Mais où se cache donc le Destin qui plus discrètement anime la Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák et celui d’un expatrié — provisoire — habité par l’intense nostalgie du pays natal. Car pour les initiés il ne fait pas de doute : le « Nouveau Monde » dont il s’agit n’est pas seulement l’Amérique, mais « Nový Svět », ce petit quartier derrière le château de Prague où habite en secret l’âme du peuple tchèque. Le Destin dans le calme sentiment de solitude et de communion avec la nature qui irradie du Concerto pour violon de Sibelius ? Dans la mystérieuse et inexplicable frénésie qui s’est emparée du compositeur, de son propre aveu, lors de son travail, comme si une force supérieure l’avait soudainement investi et pris sous son aile…

*Extrait de La Machine infernale de Jean Cocteau

Orchestre de l’Opéra national de Lorraine

Direction musicale

Marta Gardolińska

Violon

Marc Bouchkov


Giuseppe Verdi

La Force du destin, ouverture

Jean Sibelius

Concerto pour violon en ré mineur, opus 47

Antonín Dvořák

Symphonie n°9 en mi mineur, B. 178, opus 95, dite Du Nouveau Monde

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